Le constructeur Sun Microsystems a récemment lancé une campagne de publicité pour ses serveurs, censé vanter les mérites de ceux-ci, et au passage, laisser un message comme quoi ceux d'en face sont moins bien.Si ce genre de publicité est monnaie courante au USA (les plus connues étant celles opposant Coca-Cola à Pepsi), jamais un annonceur n'avait autant oser détruire son adversaire dans ses propos.
Ici, la victime est le constructeur et vendeur de solutions informatiques Dell.
Les 4 affiches de publicités sortie par Sun n'y vont pas de main morte avec le concurrent...
Nous avons donc droit à des « Voici ce qu'on appelle un bottage de cul », « 100% plus bandant que Dell » ou encore « Les études montrent que Dell chie »...
Ces affiches devaient être publiées dans le Wall Street Journal qui, comme par hasard, a refusé.
Sun, bien entendu, s'est insurgé et a commencé à hurler à la censure contre sa campagne publicitaire, pourtant bien pensante et tout à fait respectueuse, ne nous méprenons pas.
Le constructeur s'est en fait basé sur le premier amendement de la constitution américaine qui prône la liberté d'expression.
Et là me vient une question : la liberté d'expression permet-elle de dire tout et n'importe quoi ?
Sun invite d'ailleurs sur son site les internautes à leur faire part de slogans à l'égal de ceux proposés au journal américain.
Toujours est-il que même si les affichettes ne sont pas parues dans le journal, Sun a réussi un magnifique coup de marketing viral et a bien réussi à faire parler de lui...